jeudi 4 février 2016

Les éleveurs bovins en situation de « détresse économique »

L’Assemblée Générale de la Fédération Nationale Bovine s’est tenue les 3 et 4 février à Bourg en Bresse sur fond de crise aiguë de revenu, plaçant les éleveurs en situation de « détresse économique ». 

La FNICGV, fortement préoccupée par cette situation avait répondu présente, son président en tête, aux sollicitations de la FNB pour participer aux tables rondes organisées au cours des deux journées du congrès. 

Cinq représentants d’entreprises de la FNICGV ont ainsi apporté le point de vue du secteur de l’abattage : Pierre Favre (Ets GESLER), Marc Feunteun (SVA-Jean Rozé en tant que vice-président de la SAS Viande France Export), Hervé Puigrenier (Sté PUIGRENIER) et Bertrand Eon (Kermené). Le Président Gilles GAUTHIER a participé à la table ronde sur « Le prix producteur au cœur des nouvelles relations commerciales ». 

A la question de l’animateur du débat « Que peuvent faire les abatteurs pour accroitre le prix de la viande et par conséquent améliorer le revenu des éleveurs ? », le Président Gauthier a rappelé les trois axes sur lesquels table la FNICGV pour y parvenir :
  • Développer l’exportation sur les pays tiers 
  • Accroître la part de viande bovine française dans les marchés publics 
  • Mieux segmenter le marché de la viande bovine en commençant par retirer de la commercialisation en muscle, la viande issue de carcasses d’état d’engraissement 1 ou de taureaux P car il faut cesser de décevoir les consommateurs. 
Le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll est venu le mercredi écouter les revendications du Président Fleury. Parmi ses réponses, le ministre a décidé de trancher en faveur de la position défendue par la FNB sur des sujets pourtant débattus au sein de l’interprofession, décision qui ne coûtera rien à l’Etat et qui concerne :
  • La confirmation de l’obligation pour les abatteurs d’inclure toutes les plus-values dans le prix d’achat des gros bovins servant à établir les cotations de gros bovins au stade « entrée abattoir » 
  • L’annonce de la prochaine publication d’un « décret » (sic) remplaçant l’interdiction pour les abatteurs de toucher aux carcasses de gros bovins dans un délai de 6 heures après la pesée fiscale, par une interdiction de toucher aux carcasses pendant un laps de temps suivant la mise à disposition des informations d’abattage aux éleveurs, pour permettre aux éleveurs de venir voir « leurs » carcasses à l’abattoir lorsque le résultat des opérations de pesée classement ne correspond pas à ce qu’ils attendaient.