vendredi 10 octobre 2014

L’étiquetage de l’origine de la viande dans les produits transformés n’est pas mort

Le 30 septembre dernier, lors de son audition devant le parlement européen, Vytenis Andriukaitis, le commissaire désigné à la santé et la sécurité alimentaire, a annoncé qu'il « reviendra sur la question » de l'étiquetage d'origine de la viande dans les plats préparés, car les consommateurs « veulent connaître le pays d’origine ». Létude d’impact sur différents scénarios d’indication de l’origine pour toutes les viandes utilisées en tant qu’ingrédient a été publiée en décembre 2013, accompagnée des résultats d’une étude sur l’attitude des consommateurs vis-à-vis du sujet. Les principales conclusions révèlent que :
-       L’intérêt du consommateur pour l’origine des viandes en tant qu’ingrédient est très répandu (90% des consommateurs)
-       Il existe des différences considérables entre les pays européens sur les préférences de consommateurs et sur leur compréhension des informations d’origine
-       Le fort intérêt du consommateur pour les informations d’origine ne reflète pas le consentement à payer les coûts additionnels estimés pour fournir cette information. Dès une augmentation de 10% des prix des produits, le consentement à payer chute de 60-80%...

Les discussions entre l’ancienne Commission européenne, les États membres et le Parlement européen menée en avril 2014 n’avaient pas abouties à un consensus (voir FLASH 2014 15) et les discussions logiquement renvoyées à la future Commission.